Dimanche dernier (13 novembre), c'était la journée de la gentillesse. Cette journée a été instaurée il y a trois ans... Comme pour toutes les journées de ce genre (journée de la femme par exemple), on peut trouver ça à la fois désespérant et nécessaire (et désespérer qu'elles soient nécessaires). Enfin, tout est dans le symbole, bien sûr.

La journée de la gentillesse ne me semble pas inutile, mais je dirais qu'il est dommage qu'elle soit tombée un dimanche car pour nous autres, usagers des transports parisiens, c'est plutôt les jours de semaine aux heures de pointe que nous ressentons le plus durement le besoin et le manque de gentillesse... Nous nous bousculons pour entrer dans le wagon, nous ruons sur les places libres, faisons semblant de ne pas voir qu'il y a trop de monde pour rester assis ou feignons d'ignorer la femme enceinte, la personne âgée qui restent debout... Ce genre de scène fait désormais partie du quotidien et interroge sur l'évolution de l'espèce  humaine : la journée de la gentillesse est un signe des temps, un rappel sur une qualité que nous devons (re)trouver...

Le petit journal gratuit "Métro" avait consacré une double page à la journée de la gentillesse.  J'ai bien aimé ce mot dans l'interview d'une jeune fille : "il faut être fraternel".

Eloge de la gentillesse sur le site du Monde : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/11/12/troisieme-journee-de-la-gentillesse-dimanche_1602932_3232.html

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Coucou !